Le début de mon séjour en hopital psychiatrique...

Le début de mon séjour en hopital psychiatrique...
Ce fut un début mouvementé, je n'acceptais pas la situation, je ne voulais pas voir la réalité, trop dure à supporter. Au départ je ne réfléchissais plus, tel était le but de mon traitement, me reposer et éviter que je pense. Je ne voyais pas les jours passés, je ne faisais que dormir, dormir, ou pleurer. C'était mon moyen à moi de fuire la réalité. Le premier week-end fut difficile car beaucoup de monde avait le droit à des permissions, moi pas, je venais d'arriver. J'eus tout de même de la visite, ce qui me fût un grand plaisir, enfin je voyais des têtes que je connaissais ! Pourtant je n'avais passée qu'une seule nuit ici, dans cet hôpital... Mais le départ de mes amis fût un déchirement, je voulais pas rester là, j'avais dejà oubliée qu'il devait repartir si vite. Mais grâce à Alexandre, mon intégration a été plus simple, moins pénible, et son groupe d'amis était gentil. Alors au lieu de dormir ou de déprimer, je suis allée faire du sport le lundi matin, oublier un peu le quotidien, et éliminer ces foutus de médicaments. Ce fût bien agréable, je ne te remercierai jamais assez Alexandre car sans toi je ne serais peut-être jamais sortie de ma chambre. L'après-midi on allait à la cafétéria, puis on jouait aux cartes, sa passait le temps, puis on rigolait vraiment bien, et on partageait notre vécu, même si à côté d'eux j'étais très jeune. Sa m'a d'ailleurs valu d'être leur petite chouchoute! Pas mal comme place, je vous assure! Cependant un problème persistait, je n'arrivais toujours pas à parler au corps hospitalier, je n'en voyais pas d'utilité. Alors je m'occupais des autres,mais on rappela bien vite à l'ordre afin de me rapeller ce pourquoi j'étais là. Pour moi la dépression ne signifiait rien, sa ne me parlait pas, c'était juste-là, et je ne voulais plus y penser. Pour moi je n'étais pas malade, alors il y a des jours où je me demandais même ce que je faisais là-bas.
Les rendez-vous avec médecins, psychologues et psychiatres ne menaient à rien, pas un mot, du début à la fin du rendez-vous. Je me disais qu'ils en auraient bien marre de me garder ici, puis de toute façon il devrait bien me laisser sortir un jour. J'ai joué la dure, je me suis une fois de plus enfermée dans le silence. Et une absence me manquait, celle de ma petite soeur de coeur, car les éducateurs ont refusé de l'amener pour me rendre visite.

Sans elle je n'étais plus rien, sans elle je n'avais plus de raison d'être...

# Posté le lundi 07 janvier 2008 15:52

Le début, car il y a un début à tout ...

Le début, car il y a un début à tout ...
Petite adolescente avec la joie de vivre, l'envie de se battre, mais un passé dejà trop chargé. Une séparation, l'éloignement avec tout le monde, amis, famille, seule dans un monde qui ne lui fait pas de cadeaux. Un placement dans un foyer, des jeunes filles en difficultés, triste réalité de la vie... Puis je me suis dit que je ne serais jamais comme ces filles, tristes, méfiantes, agressives, je serais transparente de tous. Durant toute une année j'ai réussie à me faire oublier, des éducateurs, du foyer, de ces filles. Mais un jour, tout fût trop lourd à porté, tout était trop dur a accepté, je me suis retrouvée immergée dans mon passé. Je ne voulais l'aide de personne, car j'étais forte et je pensais que j'allais pouvoir le redevenir très vite. Il suffisait de mettre le passé derrière moi et l'oublier, une fois pour toute tout oublier... Mais la tête ne pouvait plus, puis le corps ne suivait plus, triste, fatiguée, à bout. Puis j'ai rencontrée une petite puce extraordinaire, une petite soeur de coeur, on souffrait en silence, on se comprenait, il fallait juste un regard, juste un soupir, et c'était fait. Mais cette amitié n'était pas au goût de tout le monde, on s'en foutait, on passait toujours plus de temps ensembles. La rentrée est arrivée, mais là, nouveau problème...je ne peux plus sortir, je ne peux plus voir personne, je deviens agoraphobe. C'était le temps où j'étais chez le médecin deux fois par semaine pour de nombreux problèmes: agoraphobie, trouble du sommeil, et début de troubles du comportement alimentaire...
Je fais malgré tout deux jours de cours, mais dans quelles conditions... Puis je parle avec une éducatrice extraordinaire, qui ne m'avait jamais jugée, qui n'essayais pas de me forcer à parler, mais elle comprenait tout...
On était daccord sur un fait, la situation ne pouvait plus durer, elle ne devait plus durer... mais je refusais toute hospitalisation donc la situation stagnait. Mais le mal être grandissait, les tentatives de suicide s'enchainaient, et la dernière a failli m'être fatale. Ma petite soeur n'arrivait plus à me raisonner, plus rien ne m'apaisait, mes jours étaient guidés avec une seule idée: mourir pour arrêter de souffrir.
Après deux heures de discussion avec mon éducatrice, Valérie, la décision était prise, je serais hospitalisée en hôpital psychiatrique dès que possible. Le médecin fût étonnée que j'avais changée si vite d'avis, moi qui ne voulait pas passer pour une folle, qui ne voulait pas être aidée pour ne pas paraître lâche. Je m'en souviendrais toujours, c'était un mardi après-midi, il appela l'hôpital et ils me mirent sur liste d'attente. Seulement je les avais prévenus, je ne voulais pas attendre six mois, si sa ne se faisait pas dans le mois qui venait, je n'irais plus là-bas. Les filles du foyer n'en savait rien, et elle ne savait plus quoi faire pour essayer de me changer les idées. Le jeudi, jour de réunion au foyer, j'apprends que je serais hospitalisée le lendemain, le choc, pourquoi si vite? Est-ce vraiment nécessaire cette hospitalisation? Je ne sais pas, je ne sais plus, de toute façon c'est décidé donc je ne peux plus rien y changer. Le soir j'annonce celà aux filles, décues, en colère contre les éducateurs car elles savaient très bien que depuis longtemps ils voulaient me faire hospitaliser. Le lendemain, c'était Sylvain, un éducateur qui devait m'y amener, mais il me dit qu'il vont appeler une ambulance pour m'y amener. Là je fonds en larme, tout sauf sa, c'était dejà si dur comme sa. Il me dit que c'est bon il viendra un peu plus tôt et m'y conduira, c'est juste qu'il pensait pas que sa soit important pour moi que ce soit un éducateur qui m'y accompagne. La soirée était interminable, soirée des au revoirs, et je ne savais pas pour combien de temps, c'était peut-être sa le plus inquiétant.
La route me paraissait interminable jusque là-bas, mais plus on approchait, et plus je regrettais cette décision. Arrivée là-bas, on va aux admissions, puis au pavillon où j'étais admise. A l'entrée une vieille dame qui n'avait plus toute sa tête vint me parler, je pars tellement j'ai peur d'elle. Puis je vois Alexandre, un ami du FJT ( Foyer de Jeunes Travailleurs) qui était hopitalisée aussi. Je me suis mise à pleurer, je voulais repartir immédiatement. On pose mes affaires dans la chambre, puis on va tout de suite au rendez-vous chez le médecin. On parle un peu, puis il me dit qu'il faut que j'aille chez la psychiatrique car j'ai un premier entretien, mais Sylvain doit partir. Ce fût un grand déchirement, c'est là que j'ai compris que j'allais devoir faire face seule.

Seule avec moi-même, seule face à la réalité si dur a accepter...

# Posté le samedi 05 janvier 2008 18:52

Bonjour à tous !!!

Bonjour à tous !!!
Une petite présentation s'impose tout d'abord. Donc je m'appelle Jessica, j'ai bientôt 20 ans, j'habite en Alsace chez mes parents et avec mes deux soeurs. Je suis actuellement scolarisée en terminale ES ( Economique et sociale).
Je suis issue d'une famille nombreuse, 2 grands frêres mariés et qui ont chacun dejà fondé leur petite famille, 2 grandes soeurs dont une qui vit encore chez mes parents, et une petite soeur.

Mon quotidien tourne autour d'une maladie: LA DEPRESSION. D'ailleurs sa m'a dejà valu d'être hospitalisée en HP ( Hopital Psychiatrique pour ceux qui ne conaissent pas). Mais je ne baisse pas les bras, je me bats même si ce n'est pas facile tous les jours.

Aujourd'hui beaucoup de choses ont changé c'est pour celà que j'ai décidé de faire un nouveau blog. Je souhaitais aussi que ce blog ne soit pas connu de tous mes proches, pour combien de temps je ne sais pas, enfin on verra bien.

En tout cas je vous souhaite par avance une bonne visite sur mon blog. Les prochains articles ne sauraient tardés à venir.

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 19:57

Modifié le samedi 05 janvier 2008 17:55