Aimer...

Aimer, c'est tenir dans sa main la main de l'autre, en sachant que l'on tient sa vie. C'est le regarder dormir, rêver de sa peau, être hanté par ses yeux, rechercher son odeur, ne vouloir voir que son sourire, pleurer simplement sans savoir pourquoi dans ses bras, avoir besoin de son regard, frémir à son contact, le connaitre par coeur et l'aimer pourtant...Deviner ses pensées, pouvoir lister tous ses défauts et le trouver parfait, avoir juste envie de l'entendre rire, connaitre ses peurs et l'en protéger, connaitre ses rêves et l'en rapprocher, lui parler des heures, de soi, de lui, d'un "nous" si précieux, et pouvoir recommencer. Le désirer sans cesse et savoir qu'il le sait, l'embrasser, le retenir, le serrer, l'étreindre, vouloir vivre cent ans pour tout faire avec lui. Lui faire des promesses même si elles ne seront pas tenues pour prouver qu'on y croit et qu'on veut pour toujours oublier son prénom sous de jolis surnoms, lui préparer quelque chose à manger surtout si l'on ne sait pas cuisiner, le trouver joli dans sa tenue de tous les jours et le lui chuchoter à l'oreille, ou le hurler à l'oreille du monde, lui offrir une lettre pour voir ses mains trembler, ne pas savoir quoi dire et aimer ce silence si complice, trouver le monde beau par un simple baiser, et pouvoir à jamais compléter cette liste...

Isisephis


Ce poème en dit long sur ce qu'est l'amour, une vraie complicité, un réel partage. Avoir le sentiment que le temps est si long loin de lui, pourtant il passe si vite a ses côtés. Dès que je te vois les mêmes sentiments sont toujours là,même mieux, ils grandissent avec le temps. Tu souris, sa me suffit pour être heureuse. Tu es l'épaule sur laquelle je m'appuie. Tu es celui qui aura su me faire penser au lendemain, a un nous, a un avenir commun, celui qui me fait espérer que la roue peut tourner et que j'ai moi aussi le droit au bonheur. Ta main dans la mienne, et je me sens intouchable. Dans tes bras je suis protégée, réconfortée, apaisée... Je vois le monde a travers ton regard, alors comment ne pas le trouver beau? Impossible... J'espère que sa n'est que le début d'une longue histoire qui se construit petit à petit avec le temps. L'avenir me dira bien où sa nous mènera, en tout cas j'espère le plus loin possible, même si la vie n'est pas toujours facile. Je t'aime mon coeur, ma moitié, mon amour....

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 11:41

Avancer une fois pour toute, une utopie...

Je voulais croire que je m'en étais sortie, faire comme si tout cela n'avait jamais existé. Mais voilà, le passé est toujours là et de plus en plus présent, alors logiquement cette p**** de dépression refait surface. Je voudrais hurler que sa ne va pas, hurler que je suis en colère contre moi-même, mais rien ne sort, juste des larmes dans l'ombre de la nuit. Ces nuits si longues où je repense a tout cela, ou je repense a ce connard qui a bousillé ma vie, qui m'a tout pris... Je n'arrive pas à passer a autre chose, je ne sais pas comment faire pour tourner la page. Peut-être que c'est tout simplement impossible et que je dois me résigner à vivre ainsi le reste de ma vie, mais si c'est le cas j'espère ne pas vivre longtemps, car c'est l'enfer au quotidien. Je voudrais pouvoir te parler, partager mes cauchemars, mes douleurs, mes angoisses, mais je ne peux pas, c'est plus fort que moi. Je me dis qu'après tout c'est mon histoire, pas la notre, alors c'est a moi de me débrouiller. Chaque instant passé avec toi est source de bonheur, mais paradoxalement c'est aussi une grande source d'angoisse. Des flash reviennent, je revois ce salaud, les images ne me quittent pas, alors je me bats pour essayé de rester dans la réalité et de garder le sourire. Je n'ai aucune idée du temps pendant lequel cela marchera, mais pour le moment sa fonctionne, alors c'est tout ce qui compte pour nous. En même temps j'ai l'impression de te trahir, de ne pas tout te dire sur moi, mais comment prendrais-tu ce passé? Je ne veux pas de pitié, pas de compassion, je ne veux pas que ton regard sur moi change, pourtant c'est souvent inévitable. Je ne sais pas comment te présenter la chose, comment t'expliquer ce qui s'est passé, et je m'en veux encore tellement...
Grâce a ce super passé, tu n'avais pas de mal a revenir à moi p**** de dépression. Je te déteste, je me déteste, je te hais, je me hais, tu es ma seule compagnie le jour comme la nuit, triste réalité. Je cherche le sommeil pendant des heures pour me réveiller dix fois et m'endormir après avoir pleuré tout ce que je pouvais. J'ai ce besoin de me refaire du mal pour rester en vie et tenir le coup, car la souffrance est trop grande. Je fuis au maximum les longues conversations où je déconnecte très vite, alors je me contente de dire oui alors que je ne sais même pas de quoi on me parle. J'ai ce besoin régulier d'être seule pour pouvoir tout relâcher afin de continuer a vous sourire. Pour le moment je ne veux plus entendre parler de traitements, d'antidépresseurs, de somnifères, d'anxiolytiques, .... tout simplement parce que je veux avoir la preuve que je peux être forte. Je ne veux pas voir de médecin car de toute façon dès que j'y suis je deviens muette, alors il n'y a aucun résultat au bout. On me parle d'hospitalisation, mais sans façon, une fois mais pas deux, je ne veux pas finir ma vie là-bas. C'est bien beau d'être enfermée et coupée de tout, mais lorsqu'on retourne à la réalité, les mêmes soucis reviennent très vite, donc l'hospitalisation ne me rend pas service. Au contraire, elle va dans mon sens, je me coupe encore un peu plus du monde, au point de ne plus vouloir en sortir. Je ne sais pas si j'ai un avenir, je ne me pose même plus la question, je vis au jour le jour et je fais comme je peux pour gérer cela jusqu'au jour où je n'en pourrais plus.


Excusez-moi pour ces nouvelles, je suis désolée de vous décevoir encore une fois et de ne pas être assez forte.

# Posté le samedi 06 décembre 2008 18:58

Bientôt une année que tu as déployé tes ailes...

Le 9 décembre 2007, Jonathan a été froidement et lâchement assassiné à Buhl. J'ai eu l'immense bonheur de te voir grandir un petit moment, de te connaitre, et je garderais toujours dans mon esprit le petit bonhomme extraordinaire, gentil, souriant, que tu as été. Je ne veux même pas parler de ce lâche qui t'a tué car il ne mérite même pas que l'on parle de lui, et la colère et la haine envers lui est toujours présente. Cet article est là pour que personne ne t'oublie, pour que cette violence gratuite ne soit pas normalisé. On pense à ta famille petit Djo, ta maman, ton beau-père, à ton frêre Kévin, qui se bat pour toi depuis ce drame et qui ne se résignera jamais, à Cassandra qui vit dans l'absence de son grand frêre... On pense aussi à tous tes amis qui ne cesseront jamais de penser à toi, qui n'oublieront jamais cette date horrible. Depuis ton départ le mois de décembre n'a plus le même gout, plus la même odeur. Le coeur n'est plus à la fête mais au recueillement et sa pour le reste de notre vie Djo. J'espère que tu as trouvé la paix et le repos là où tu es, et que tu donnes au quotidien la force de se battre à ta famille et tes amis, car c'est en toi qu'ils puisent toute cette énergie.



A tous ceux qui passent par ce blog, allez signer la pétition contre cette violence gratuite, sur le blog suivant: lepetitprincedu67.blogspace.fr
Ce blog a été rédigé par Kévin, son grand frêre afin de lui rendre hommage mais aussi dans le but de refuser et rejeter cette violence gratuite dans notre monde actuel qui a malheureusement de plus en plus tendance a se généraliser.

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# Posté le mardi 02 décembre 2008 08:55

Modifié le mardi 02 décembre 2008 09:11

Quelques jours de vacances...

Quelques jours de vacances...
Samedi matin, direction la haute-saône, enfin je vais revoir ma soeur !!! Après tant d'attentes et d'émotion, nous voilà arrivé. Une bonne journée, pour la première fois il ne pleut pas quand on vient chez toi, c'est rare ! Les parents partent et me voilà avec toi pour quelque jours. Le soir on est direct de sortie, direction le 3e monde, ralala que de fous rires, même si j'avais jamais vu autant de boubous, surtout qu'ils sont hyper pots de colle, faudra que miss Aurore me donne la recette pour m'en débarrasser, car je crois bien que je les attire lol. Je revois Martial, sa me fait vraiment plaisir, alors je parle un peu et repart en piste. Une chiante nous fait changer de boite a 3H parce qu'il y avait trop de monde, alors direction H2O, c'est pas super, mais bon sa va il y a de la bonne musique c'est l'essentiel !
Le matin, dur, dur, trop peu d'heures de sommeil. Je descends aux écuries, et alors sa va tout de suite, je vois les dadas donc je suis en forme pour la journée. Après midi tranquille, Coco repart chez elle, donc ce soir je rejoins le lit d'Aurore. Le soir on va se coucher tôt, on est crevée.
Lundi matin, sa va mieux, on a meilleures mines, mais bon dans cette écurie il y a des personnes qui sont un peu trop cinglées alors elles font la gueule toute la journée. Mais bon, on s'en fou, Isa, Aurore, Simon et moi on part en ballade à cheval, et c'était super ! J'ai retrouvée la grosse vache Roxanne, en plus avec ce soleil sa ne pouvait que être génial ! On rentre pas trop tard, mais les gens sont toujours aussi débiles. J'en prends plein la gueule mais je me la ferme, je ne suis pas longtemps chez ma soeur, et je veux en profiter, je veux pas faire d'histoire. Les gens je les emmerde, alors qu'ils me laissent tranquille. Petite soirée tranquille, msn, la télé, on raconte que des conneries avec miss aurore, elle est super comme fille.
Mardi matin, plus rien ne va, elles sont devenues dingues carrément, pas un mot, heureusement qu'il y a les chevaux, sinon je parlerais avec qui ??? mdr Enfin bref, j'ai dépassée ce stade des gamineries depuis bien longtemps, alors je ne veux pas m'emmerder avec sa. Je monte Mammouth, mais je ne le sens pas trop ce dada, alors hop Aurore, prends le! Super beau coup de cul, mais no soucy, la miss maitrise. Je le reprends alors tranquillement. L'après midi on voulait sortir un peu mais Napalm n'était pas du même avis, du coup retour a l'écurie, on va en manège ce n'est pas grave. Puis là, une hystérique nous pète son câble, je crois bien qu'elle devrait se faire soigner celle-là. Mais voilà qu'elle me balance des méchancetés a la gueule, je préfère partir, sinon je vais la claquer, et c'est pas la peine d'en arriver là. C'est la première fois que je retourne chez Isa, et c'est pas cette grosse conne qui va venir tout gâcher, hors de question. Mon petit Simon me rejoint et je me calme, mais au fond je pense encore a ce qu'elle m'a dit aujourd'hui. Aurore repart, elle reprend les cours demain.
Mercredi, dernier jour chez Isa. Après une nuit de merde a pleurer et a cogiter sur tout ce qui s'est passé dans la journée, j'étais pas vraiment en forme. Je vais aux écuries, je vois Isa et une des cinglés, mais elle peut crever pour que je lui dise salut, si il y a bien une chose que je déteste, c'est l'hypocrisie de ces pauvres filles. Heureusement Simon est arrivé, au moins quelqu'un qui sourit et qui rigole là-dedans. Cette après midi, je parle avec Tessy pour descendre aux écuries, je monte encore un peu la vache, puis direction Vesoul. Ce putin de train a du retard, comme d'habitude, et me voilà a nouveau chez moi.
Malheureusement je retourne a la triste réalité de cette région que je déteste, de ce village pourri où il n'y a que des cons, enfin bref la totale quoi. Ces quelques jours m'auront redonné le sourire, mais je l'ai très vite reperdu.

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 18:14

Ti regalero una rosa... Simone Christicchi...

[Refrain]
Je t'offrirai une rose
Une rose rouge pour tout dessiner
Une rose pour consoler chacune de tes larmes
Et une rose pour pouvoir t'aimer
Je t'offrirai une rose
Une rose blanche comme si tu étais mon épouse
Une rose blanche qui te serve à oublier
Toutes tes petites douleurs

Je m'appelle Antonio et je suis fou
Je suis né en 54 et je vis ici depuis mon enfance
Je croyais que je parlais au diable
Ainsi on m'a enfermé quarante ans dans un asile
Je t'écris cette lettre parce que je ne sais pas parler
Excuse mon écriture de cours préparatoire
Et je m'étonne si je ressens encore une émotion
Mais c'est de la faute de ma main qui n'arrête pas de trembler

Moi je suis comme un piano avec une touche cassée
L'accord dissonant d'un orchestre d'ivrognes
Les jours et les nuits se ressemblent
Dans la faible lueur qui transperce les vitres opaques
Je me fais encore dessus parce que j'ai peur
Pour la société des sains on a toujours était des déchets
De l'odeur de pisse et de la sciure
Ceci est une maladie mentale et on n'en guérit pas

[Refrain]

Les fous sont des points d'interrogations sans phrase
Des milliers de fusées qui ne reviennent pas à la base
Ce sont des marionnettes étendues pour balayer le sol
Les fous sont les apôtres d'un Dieu qui ne les veut pas
Je me fais de la neige avec du polystyrène
Ma pathologie est que je suis resté seul
Maintenant prenez un téléscope... mesurez les distances
Et regardez entre vous et moi... qui est le plus dangereux ?

Sous les tentes on s'aimait en cachette
Repliant un coin rien que pour nous
Je me souviens des rares instants où on se sentait vivants
Autrement que sur les fiches médicales entassées dans les archives
De mes souvenirs tu seras le dernier à se dissiper
Tu étais comme un ange attaché au chauffage central
Malgré tout moi je t'attends encore
Et si je ferme les yeux je sens ta main qui me frôle encore

[Refrain]

Je m'appelle Antonio et je suis sur le toit
Ma chère Margherita cela fait vingt ans que je t'attends
Les fous c'est bien nous quand personne ne nous comprend
Quand même ton meilleur ami te trahit
Je te laisse cette lettre, maintenant je dois partir
Excuse mon écriture de cours préparatoire
Et ça t'étonne que je ressente encore une émotion ?
Etonnes-toi encore parce qu'Antonio sait voler


Une chanson magnifique qui m'a accompagnée un petit moment, qui restera toujours dans un coin de ma tête...

# Posté le jeudi 09 octobre 2008 17:18

Modifié le mardi 28 octobre 2008 11:18