Nostalgie...

Je m'excuse si je mets très peu mon blog a jour en ce moment, mais le moral n'est pas là alors sa sert à rien de répéter sans fois les mêmes choses, la réalité reste toujours la même. Aujourd'hui on m'a demandé si je n'avais pas autre chose a faire que de me laisser plonger dans le noir, que je ne pense pas a ceux qui m'entourent. Je suis désolée si c'est comme sa que vous le vivez, mais je pense à vous plus que vous le croyez, c'est a cause de vous si j'ai encore les pieds sur cette p***** de terre. C'est pour vous que j'ai tenté de m'en sortir, que j'ai fais des efforts, que j'ai repoussé mes limites au maximum, alors si sa vous parait peu, c'est ce qui représente mon quotidien. Certes je vous déteste quand sa ne va pas, je m'énerve après vous, mais ce n'est pas contre vous, je suis tout simplement a bout. C'est normal que sa ne vous enchante pas de parler de la mort avec moi, mais entre ceux qui évitent le sujet, ceux qui se blessent directement, ceux qui changent de conversation aussi vite, alors ne me dites pas que je vous cache ce que je pense. C'est plus que blessant pour vous, je le comprends vraiment, mais malgré ce que vous pensez, je ne pense pas que la guérison existe définitivement.
Chaque instant je pense a vous, dans mes idées les plus noirs, vous êtes ceux qui viennent me redonner un peu de lumière, mais avec le temps, la lumière ne comble plus assez le noir, qui devient oppressant, envahissant, et qui m'attire de plus en plus...

# Posté le samedi 02 août 2008 18:56

Bilan ...

Je sais que je n'ai pas réalisé de nouvel article depuis un petit moment, et je m'en excuse, mais le coeur n'y est pas. Un échec de plus au bac, des projets a nouveau détruits, la maladie a repris le dessus et rythme mon quotidien. Le sommeil est tantôt mon meilleur ami, et tantôt mon pire ennemi... La maladie rythme mon quotidien, les T.O.C ne sont pas repartis comme attendu avec la chute du stress, mais ils augmentent avec le temps afin de me rassurer un peu, mais en réalité sa fait que je dois redoubler encore plus d'efforts pour tout contrôler. La dépression est là, elle me coupe du monde, de mes amis, de toutes les personnes qui me sont chers. Mais je préfère cela, au moins je ne les fais pas souffrir.
Les mots ne viennent plus, les mots ne sortent plus, je reste là et j'attends. J'ai tout arrêté, traitement, rdv psys, sa n'est pas la peine de me dire que sa n'est pas une solution, je le sais déjà si bien, seulement j'ai juste accepté que personne ne pourra jamais rien faire contre ma maladie, alors sa ne sert à rien d'aller a tous ces rdv pour faire perdre du temps a ces soignants. Ils assistent à ma déchéance, et sa sa me fait chier, parce qu'ils croyaient en moi, mais les efforts que j'ai fais n'auront servi en rien, alors autant que je ne leur fasse pas perdre leur temps, d'autres personnes ont besoin de leur aide. Je sais bien que beaucoup ne comprenne pas que je ne veuille plus sortir, que je ne veuille plus les voir, ou bien même les avoir au téléphone, mais pour vous dire quoi ? Que ma journée c'est faire des crises, m'énerver pour un rien, me mettre a pleurer pour un oui ou pour un non. Sa n'est pas à vous d'en prendre à chaque fois plein la gueule pour rien, c'est moi qui débloque pas vous. Je ne vois pas l'intérêt de faire comme si en vous voyant et de rentrer et pleurer, et d'angoisser tout le long où je vous vois. De toute façon je n'ai rien a dire, je ne pense plus, je réfléchis plus, alors ne cherchez pas d'explications sa ne vous mènera nul part car j'ai encore moi-même beaucoup de mal a cerner cette maladie. Quand on me voit on ne me reconnait pas, je le sais que sa vous inquiète, mais moi pas et d'ailleurs c'est sa qui vous fait peur, mais je ne vais pas vous dire le contraire.

Mon petit homme tu m'as demandé a quoi je pensais, je t'ai dis froidement a mourir... je suis désolée de t'avoir répondue aussi sèchement, mais je savais bien que tu connaissais déjà le fond de ma pensée. Ne t'inquiètes pas pour autant, je sais que c'est dangereux et qu'un jour je finirais par ne pas me rater, mais tu n'y peux rien, sa n'est pas de faute, c'est juste que je suis trop faible et lâche pour affronter cette maladie. Je vois bien que t'essaies de me retenir comme tu peux, mais si il devait m'arriver quoi que ce soit, tu auras tout fait pour tenter de me garder près de vous, mais que je n'aurais pas su saisir cette occasion. C'est pas toi, pas vous, pas ceux que j'aime que je veux fuir, c'est juste arrêter de survire et souffrir, arrêter ce cercle vicieux en vous quittant. Puis là-haut tu sais que je ne serais pas seule, je retrouverais mon ange à moi, qui me manque tellement ici-bas. Ce n'est pas un manque d'amour de votre part qui fait que je suis comme sa, tu n'as rien raté, c'est juste que je suis comme cela, personne n'y peux rien, mis a part moi. Je t'aime et comme on dit l'amour ne s'arrête pas aux portes de la mort, alors je partirais avec. Je ne vous remercierai jamais assez d'avoir été là, tout le temps, malgré que je vous rejette sans cesse.

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 19:48

Besoin de temps...

A chaque nouveau tournant je doute toujours autant, des autres, de tout ce qui m'entoure, mais surtout de moi. Ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent, les mêmes démons reviennent me hanter. Ils sont présents nuits et jour, et rien n'y fait, je n'ai toujours pas trouvé de remède miracle. La guérison est un mot auquel je ne crois plus, la maladie me détruit et me tient en même temps en vie. J'ai baissée les bras, je le sais, mais sa n'est pas simple de se battre au quotidien contre soi-même. J'avais fait des efforts, acceptée des contraintes, aujourd'hui je rejette tout en bloc, je vis dans ma bulle, je m'isole de tout et de tout le monde. Toucher le fond reprend toute sa signification, mais avec le temps la douleur n'est pas moins importante, non je ne la gère pas mieux non plus. La seule solution que l'on me propose à nouveau est l'hospitalisation. Je n'en veux pas, je n'en veux plus, je ne pourrais plus... Ce serait le plus grand de mes échecs de retourner dans un HP, de me retrouver à nouveau dans cet état, de mettre à nouveau tellement de temps a reprendre une vie normale. Tout le monde me croit si forte, mais au fond je suis si faible. Je suis a double face, je me cache dans ma carapace et me protège de tout alors que je devrais avant tout me protéger de moi-même. L'envie de disparaitre omniprésente, ce n'est plus qu'une question de temps. Mais comme je sais que je suis bornée, cette hospitalisation je vais continuer a la refuser en espérant reprendre pieds, mais de force j'y serais amenée, car j'aurais a nouveau failli passer de l'autre côté. Un jour je ne me louperais pas, j'en suis consciente, sa n'est pas la peine de me le répéter. Mais vous serez tristes un instant et vous vous relèverez alors qu'avec cette souffrance moi je ne pouvais plus avancer. J'en déçois plus d'un en pensant comme sa, mais sachez que encore une fois je suis la première concernée et la première touchée car sa fait longtemps que j'ai été déçue de moi-même.


Merci à mes deux hommes, ma sister name d'être là tout en étant si loin, a so-sad-girl pour sa gentillesse, son soutien et sa compréhension, a Fabien pour sa patience, sa gentillesse, son amitié. Désolé mon ange de ne pas être aussi forte que tu l'avais souhaité.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 17:44

Une réelle utopie, qui prend tout son sens avec le temps...

Une réelle utopie, qui prend tout son sens avec le temps...
J'ai toujours espérée redevenir celle que j'étais avant, telle que j'étais avant: toujours souriante, insouciante, pleine d'espoirs, aimant la vie, réussissant ce que j'entreprenais... Mais je sais que je ne serais plus jamais la même, car cette maladie m'a pris m'a vie et m'a transformée. Encore aujourd'hui je ne l'accepte pas, mon objectif reste de devenir celle que j'étais avant, de rattraper tous ces moments que l'on m'a volé, tous ces moments gâchés. Mais à présent je ne rêve plus, je sais que la vie ne nous fait pas de cadeaux, je sais qu'il faut sans cesse se battre pour tout. Je suis devenue trop consciente de ce qu'est la vie, et j'aimerais bien retrouver un peu d'innocence. Grandir trop vite peut-être une force, mais cela crée aussi un manque énorme, un vide qui ne pourra plus jamais se combler. Je sais aussi qu'on peut être coupé en plein élan, et nos projets peuvent s'éteindre du jour au lendemain, alors que l'on devrait encore être pleine d'espoirs et d'attente du futur. Moi je n'attends plus rien, je ne me projette plus dans l'avenir, sa m'évite bien des souffrances lorsque ceci s'achèvent nets. Je me bats au quotidien pour essayer de garder la tête hors de l'eau, pour essayer de trouver le monde un peu plus beau. Je sais que tu n'aurais pas voulu que je baisse les bras, mais vivre pour deux n'est pas toujours simple. Avec toi à mes côtés c'était beaucoup plus facile. J'étais aimée, protégée, comprise sans prononcer un mot, mais la vie en avait décidé autrement, à croire que je n'ai pas le droit au bonheur. Le monde je le voyais dans tes yeux, et il était beaucoup plus beau que tel que je le vois dans ces moments noirs. Je sais que même si je l'ai longtemps espérée, je ne peux pas revenir en arrière, je ne peux pas refaire le passé, alors j'essaie de devenir maitre de mon futur. Je ne suis pas aussi forte que je le voudrais, mais je fais comme je peux au quotidien, je gère les problèmes les uns après les autres, et j'espère pouvoir avancer un jour.
Avant tous ces problèmes, je mettais toujours la bonne humeur partout, j'avais confiance en l'être humain , j'étais toujours souriante, un brin un peu trop insouciante, mais surtout, je ne reculais devant rien car j'étais pleine d'espoir. Mais un jour je rentre dans ma bulle et me protège de tous ces coups bas, je deviens solitaire, l'être humain me dégoute, me répugne, et le calvaire commence. Je me renferme sur moi-même, je ne fais plus confiance à personne, et le silence devient le meilleur de mes alliés. Je deviens triste, j'ai peur, je pleure, les angoisses font leurs apparitions et les insomnies aussi. Si je suis distante, méfiante, triste, angoissée, mais que je ne dis rien, ne m'en voulez pas, sa n'est pas moi qui ai voulue sa, c'est juste certains actes de la part de l'être humain qui nous amènent à réagir de cette manière. Au lieu de dire que je rejette les autres, demandez vous plutôt ce que les autres ont pu me faire. Malgré de la bonne volonté, le passé restera toujours en moi et sa ne changera pas. Je sais que je ne deviendrais plus jamais comme avant tout cela, alors j'essaie de me construire autrement, peut-être sur des bases plus solides.



J'en profite pour remercier tous ceux qui ont toujours été là et qui le sont encore aujourd'hui: ma sister name (mon double qui a toujours été à mes côtés, barbara (ma petite voisine que je prends avec grand plaisir sous mon aile), maria (une bonne dose d'écoute et de compréhension), lolotte (la patience, le calme, l'écoute, la compréhension), véro (une éducatrice qui est devenue une "maman" de substitution avec le temps),Valérie (une éducatrice que peu de monde aimait, moi j'appréciais énormément ta franchise, et tu es la seule a ne jamais avoir baissée les bras), ma petite soeur de coeur ( ma petite Ophélie), mes petites puces du foyer (claire, esther), et passons aux messieurs lol, mon petit mushou d'amour, mon grand mister sandro, (mes petits hommes à tout jamais...), mr Lacroix (un chef de service en or, qu'il repose en paix), Sylvain (un éducateur qui m'a très souvent pris la tête, mais qui a aussi toujours cherché à comprendre). Et un merci tout particulier à Fabien (avec qui je passe d'excellents moments que ce soit sur le net ou au tel, j'attends avec hâte la rencontre)

GROS BISOUX A VOUS TOUS ET MILLES MERCIS POUR TOUT, JE VOUS AIME....

# Posté le dimanche 01 juin 2008 18:37