Le vide...

Le vide...
J'essais de faire le point sur ma vie, et tout ce que je vois ce n'est que du gâchit. Des erreurs de jeunesses, des mauvaises rencontres, des mauvais choix. C'est douloureux de revenir sur tout ce qui s'est passé, pourtant il le faut pour espérer avancer. La vie ne nous fait pas de cadeaux, mais la maladie encore moins. Des médicaments de plus en plus puissants pour éviter de penser, mais le jour où il faudra revenir à la réalité sera dur. Je me plonge dans le sommeil pour fuir toutes ces idées noires, qui me poursuivent du matin au soir. Je n'ai plus le courage de donner de nouvelles aux gens que j'aime, je veux les épargner de mes souffrances. Chacun a ses difficultés, alors ce n'est pas à moi de vous en rajouter. La vie ne tient qu'à un fil, pourtant je n'arrive pas à l'aimer. Pour vous chaque jour qui passe est une journée de vécu, pour moi chaque instant qui passe me rapproche un peu plus de mon dernier envol. Je résiste comme je peux, mais je sais qu'un jour la douleur finira par être à nouveau trop grande, et là se sera à nouveau le début de la fin... Mais celà m'a toujours été essentiel pour que je réagisse, pour que je me relève, plus forte, plus grande. Je sais que c'est jouer avec le feu, mais qu'importe à mes yeux, ma vie est loin d'être précieuse.

COURAGE A VOUS TOUS... BISOUX

# Posté le mardi 15 avril 2008 18:48

A toi, ma voisine, ma puce, ma confidente, mon amie à qui je tiens beaucoup...

Si on prenait une pièce de monnaie, je serais le pile, toi le face,
Si on prenait un miroir, tu serais ma double, mon reflet...

Petites lorsque l'on s'est connues, on a commencé à s'entendre, à se connaitre. Dans l'innocence de notre jeune âge, on a été forcées par le cours de la vie à grandir très vite, même trop vite. Avec le temps tu es devenue bien plus qu'une amie, tu as toujours su être là lorsqu'il le fallait. Tu n'as jamais portée aucun jugement sur tout ce qui s'est passé, tu ne m'as jamais demandée de te rendre des comptes. Cette chanson, notre chanson prend toute sa signification au fur et à mesure que l'on avance. J'aurais aimée être au près de toi lorsque sa n'allait pas, j'aurais aimée ne jamais vous quitter, mais on ne refait pas le passé, à mon grand regret. Lorsque je suis revenue, tu as su me laisser le temps de m'adapter à nouveau à cette vie, et tu es bien la seule. On s'est à nouveau apprivoisée, doucement, le temps a fait le reste. Mais on n'a vite retrouvé le temps de l'écoute, du partage, de la compréhension, nos moments privilégiés rien qu'à nous deux. Cela personne ne pourra jamais nous les prendre, personne ne pourra jamais les comprendre, mais tant pis, nous on se comprend et c'est l'essentiel.
Le passé ne gâchera pas tout, il a déjà assez brisé de choses comme sa. Même si il est encore présent aujourd'hui, car il nous a laissé des traces, c'était inévitable, on essaie de le mettre de côté. Je regrette que l'on passe si peu de temps ensembles certains jours, mais la vie est comme sa. Quand je suis revenue, tu ne cherchais pas à retrouver la petite "Jess" que tout le monde a vu partir, tu cherchais à réapprendre à me connaitre telle que j'étais. Tu m'as refais une place dans ta vie, malgré toute la souffrance que je vous ai fait endurer. Je suis devenue encore un peu plus silencieuses, encore un peu plus mystérieuse. Les évènements m'ont blessés, abattus, mais ils m'ont aussi rendu plus combattive, plus courageuse, plus mature.
Ma maladie, la dépression, tu l'as accepté, encore une fois tu ne m'as pas jugée, tu essaies de comprendre. Dès lors que tout déraille tu es là, auprès de moi. Mes rechutes tu m'aides à les relativiser, et à recommencer à me battre. Mes idées noires tu les fais s'envoler afin que sa ne soit plus qu'un mauvais souvenir. Malgré sa, tu acceptes que je craque, tu sais que c'est humain. Tu ne me dis pas je comprends à tout va, pourtant tu comprends plus de choses que ce que tu penses. J'aimerais tant réussir à en faire autant pour toi, mais je n'y arrive pas, j'en suis désolée.
Auprès de ta famille j'ai une place particulière, une petite place privilégiée je peux même dire. La relation que j'ai avec tes parents est inexplicable, ils comprennent beaucoup de choses, même trop des fois. Ils ne m'ont jamais jugé,lorsque je suis revenue ils m'ont rouvert leur porte. Ils ont été là pour ma famille, et rien que pour sa je ne pourrais jamais les remercier assez. Ta maman me comprend beaucoup, on a un peu la même histoire, les mêmes sentiments, que personne d'autre ne peut comprendre. Avec ton père, c'est différent, il a toujours le mot pour faire rire, et à mon grand regret certaines fois, il voit bien trop de choses en moi, alors certaines fois vaux mieux l'éviter ! lol Non, je plaisante, on peut super bien parler avec lui, mais sa sa n'est surement pas à toi que je vais l'apprendre.


Beaucoup ont jugé notre amitié, notre relation qu'ils n'arrivent pas à saisir, mais qu'importe, on est passées au dessus et on avancé. Aujourd'hui il nous en faut bien plus pour nous écrouler, il nous en faut beaucoup plus pour arriver à nous toucher. J'espère que sa continuera encore comme sa pendant longtemps, car une chose est sure, je ne veux plus jamais te perdre de vue. Un jour tu verras on s'en sortira, on aura nous aussi le droit d'être heureuses. Je te souhaite bon courage et toute la réussite que tu mérites ma puce, saches que je serais toujours là quoi qu'il arrive, alors n'hésites jamais ma puce. Prends confiance en toi et tu verras que sa ira.

# Posté le samedi 05 avril 2008 20:06

Vous qui jugez sans cesse...

Vous qui jugez sans cesse...
Vous ne croyez pas que comme vous on aimerait pouvoir savourer la vie, on voudrait l'aimer, et réussir à relativiser tout ce qu'elle nous impose. On voudrait pouvoir gouter à tout cela autant que vous, mais on y arrive pas. Vous allez me dire qu'on y met de la mauvaise volonté bien sur on a que sa à foutre ! Si le manque d'effort serait responsable de notre état, ce serait simple de s'en sortir. Certains actes vous paraissent futiles car ils sont naturels, mais si on vous mettait un instant dans notre corps, juste un instant dans notre tête, vous verrez que tout est pesant, tout demande de faire un effort. Cessez de nous culpabiliser, on le fait déjà assez bien tout seul, on n'a pas besoin de vous pour sa. Très souvent, la personne qui se suicide ne veut pas seulement partir, tout quitter, mais elle veut avant tout arrêter de souffrir constamment. On est que des hommes et des femmes qui nous battons au quotidien, et qui faisons tout notre possible pour vaincre la dépression.



APPRENEZ A CONNAITRE LA DEPRESSION AVANT DE PORTER TOUT JUGEMENT.

# Posté le lundi 31 mars 2008 17:41

48 jours après, je craque...

48 jours après, je craque...
Un échec total, je m'étais dis que je ne te toucherais plus jamais, je m'étais promis que tu n'aurais plus jamais ta place dans ma vie, mais ce soir tu es revenue. Comme un appel, un réel besoin, une totale dépendance. Je pleure, je tremble, mais qu'importe, tu es là. Tu me rassures, je me dis que je ne suis plus seule, mais quelle compagnie ! Je finis les bras en sang, mais tant pis, je suis enfin calme et apaisée pour un petit moment. Dès que je te prends je me sent forte, c'est comme si chaque entaille m'enlevait encore un peu plus de peine, un peu plus de souffrance. Je sais que sa n'est pas la solution, alors sa n'est pas la peine de me faire la morale, je sais à quoi m'en tenir. Sa m'aidera peut-être à repartir du bon pieds, à recommencer, mais j'espère que sa ne se réinstalle pas sur le long terme. Beaucoup me considèrent comme une folle, et bien pensez ce que vous voulez car même moi je ne sais plus quoi en penser. Je n'ai pas envie de m'étaler sur le sujet ce soir, là, à vif... J'y reviendrais peut-être plus tard où peut-être jamais. En tout cas ne me culpabilisez pas, je le fais déjà assez comme sa, et non ce n'est pas un phénomène de mode, mais c'est un moyen de décompresser, notre moyen d'atténuer notre souffrance.


NON JE N'EN SUIS PAS FIERE, NON JE NE CRIS PAS VICTOIRE....

# Posté le lundi 31 mars 2008 17:32

Je ne sais pas...

Je ne sais pas...
Je ne sais pas où j'en suis, je ne sais plus où j'en suis et je ne sais pas quoi en penser. J'attends, quoi je n'en sais rien, car je sais bien que pour guérir il faut se battre sans relâche. On me reproche un manque d'effort, on me dit que je n'ai pas de bonne volonté, mais vous ne savez pas ce que c'est d'être en dépression. On ne s'en sort pas par miracle, ou par chance, mais à force de se battre, tous les jours, dans tous les instants même si ils peuvent vous apparaitre comme banals. Vous jugez sans connaitre, vous parlez sans savoir. Ne me dites pas que je deviens solitaire, mais demandez-vous plutôt pourquoi je le deviens. Ne me dis pas mais tu sais la vie est belle, lorsque je vous dis que je n'ai qu'une envie c'est de partir. Ne me dites pas que je suis faible alors que je dois me battre pour tout ce que je fais. Et j'en passe sur des meilleures... Avant c'était des choses qui me révoltaient, mais aujourd'hui ce sont des choses que je laisse dire sans même plus y prêter attention. Lorsque vous vous retrouvez en face de quelqu'un qui a une jambe cassée vous ne lui dites pas mais arrêtes ton cirque, bouges-toi, marches... Alors pourquoi vous ne considérez pas que la dépression est une maladie à part entière ? Les mentalités ont vraiment encore besoin d'évoluer, pour que cesse tous ces préjugés.
Je doute sans cesse de tout, de moi, de ceux qui m'entourent, mais aussi de ce monde qui tourne bien trop vite à mon gout. Je voudrais me cacher dans un coin, et attendre la fin. Si je veux mourir, ce n'est pas par plaisir car bien sûr que j'aime la vie, qui n'aime pas la vie ? C'est juste que la douleur se fait trop grande, et que le seul moyen de mettre fin à cette souffrance est de ne plus exister. Mon petit ange doit être bien triste et se sentir bien impuissant de voir dans quelle situation je me retrouve aujourd'hui. Mais la vie ne nous a pas fait de cadeaux, elle nous a accordé un moment de bonheur éphémère avant de nous séparer définitivement. Jusqu'au bout j'ai voulu croire en ta guérison, jusqu'à ton dernier souffle je n'arrivais pas à m'imaginer ce qu'allait être ma vie sans toi. Dès l'instant où je pense à refaire ma vie, recommencer une nouvelle histoire, je culpabilise, j'ai l'impression de te trahir. Nous deux c'était à la vie à la mort, alors pourquoi n'ai-je pas eu le droit de m'en aller avec toi. Peut-être que la vie est plus facile là-bas, en tout cas près de toi tout était déjà plus simple, moins cruelle. Même si je songe à recommencer une autre histoire, personne ne prendra jamais ta place, je dois me dire que je ne revivrais jamais la même histoire. Mais j'avoue que j'ai encore du mal à accepter ton départ, je n'arrive pas à concevoir que tu ne seras plus jamais là, près de moi, près de nous. Sans un mot on se comprenait, juste ta présence m'apaisait. Aujourd'hui j'en veux encore plus à cette putain de dépression, car elle m'a volé toute une année avec toi, et je ne pourrais plus jamais la rattraper. Alors je me dis que si seulement je pouvais revenir en arrière, ne serait-ce qu'un instant pour te voir, te sentir, te toucher, et te demander pardon d'avoir tout gâcher à cause de la dépression. Désolé mon ange....

# Posté le lundi 31 mars 2008 11:13